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Édile
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Magistrate Dianna Odalie

le Lun 13 Nov - 1:28

Dianna Odalie
Édile de Comté-du-Lac





Nom : Odalie
Prénom : Dianna
Race : Humaine
Sexe : Féminin
Âge : Trente-deux ans
Lieu de naissance : Lordaeron
Profession : Magistrate




Une touche de délicatesse dans d’innombrables gestes. Les traits de son visage sont fins, tout comme sa stature. Mesurant un mètre soixante-dix pour une corpulence athlétique, elle apprit rapidement à se mouvoir avec élégance, privilégiant les avantages de sa fine épée pour défaire ses ennemis.

Elle possède d'ailleurs une rapière privilégiée, du nom de Effervescence, pour ne pas dire presque son unique arme. Celle-ci dispose d'un enchantement sur un rubis incrusté à la poignée. Plus la lame frappera l'air, plus une forte chaleur en émanera pouvant aller jusqu'à de fines flammes qui viendront lécher le tranchant sans la détériorer.

Longue et fine, la lame est ouvragée de feuillures pour renforcer la rigidité. La lame fuselée offre un équilibre parfait.
Les courbes et les volutes de la garde dorée, tiennent de la puissante envolée lyrique. Les branches se rejoignent autour du quillon pour s'échapper à nouveau avant d'aboutir au pommeau en haut de la garde, destinée à protéger les doigts de la main maintenant la poignée.

Effervescence:






L'enfance.

Née en l'an 5 dans le Royaume de Lordaeron, Dianna est la fille unique de la prêtresse Palombra et du soldat Theodor Odalie, elle vivait entourée de ses parents s'étant toujours très bien occupés d'elle, formant une famille malgré tout heureuse.

Après la seconde guerre, Hurlevent était une merveille d'architecture et de maçonnerie humaines. Les gardes assuraient la sécurité à l'intérieur des murs de la ville, et le roi Varian Wrynn dirigeait son peuple du haut de son imposant donjon. Ce fut alors un choix avisé pour la famille Odalie de s'y rendre et d'y vivre afin d'apporter un avenir plus stable à leur unique fille âgée à ce moment de 4 ans.
Les années passèrent, les échoppes s'agglutinèrent sur le pavé et les citoyens s'agitèrent autour des commerçants, alors que les enfants galopèrent entre les jambes des passants. La famille Odalie trouvait sa place rapidement, la mère aidait au soin à l'intérieur de la cathédrale en tant que prêtresse de la Sainte Lumière, le père était devenu un garde et protégeait la cité blanche et ses habitants.

Dianna a dix ans, elle était une élève studieuse et disciplinée. La grosse tête de sa classe d'après certains, qui bien souvent causait la jalousie de ses camarades et les disputes.


Vicissitude.

La vie était tellement plus simple, là où chaque matin s'effectuait dans le calme et la sécurité. Là où chaque réveil se faisait par les chants des oiseaux matinaux, les rayons de soleil venant chaudement caresser la peau. Tout aurait pu rester ainsi, si seulement de nombreuses discordes et batailles ne se seraient pas formé.

C'est en l'an 15, que la révolte de la guilde des maçons éclata. De nombreuses personnes étaient en colère, hurlaient, frappaient parfois même un simple innocent qui passait. Dianna et ses camarades s'étaient enfermés dans la bâtisse qui permettait de faire la classe, se cachant sous les bureaux dans l'espoir que les Gardes arrivent à mettre un terme à la situation incontrôlable.
Theodor quitta son poste rapidement bien trop inquiet pour sa famille, et partit en direction du lieu où se trouvait sa fille, afin de la sortir de là. Cependant, il fallait se frayer un chemin dans toute cette folie, il devait user de son arme et son bouclier lui faisant perdre un peu plus de son temps. Il retrouva sa fille, la gardant dans ses bras pour rejoindre sa mère. Palombra était à l'intérieur de la cathédrale, les paladins s'étaient rendu pour la plupart au Donjon afin d'apporter de l'aide aux gardes et aux citoyens, laissant la défense plus minime, des lieux. Les minutes passent, et le cœur de Theodor se resserra à la découverte de sa femme morte d'un coup de masse et jonchant sur le sol. Celle-ci avait essayé de redonner la raison aux responsables de cette tragédie. Il avait posé la main sur les yeux de sa fille mais Dianna eut le temps de voir sa mère, lui causant un choc indéniable.

Si seulement cet événement n'était pas lié à une raison obscure, et si cette raison obscure avait suffi à endormir un esprit un peu trop curieux et lucide. Celui d'une jeune fille finissant à peine ses classes.


Idéologie.

Theodore se tenait à genoux, il ne savait plus depuis combien de temps il gardait cette rancune, depuis combien de temps il pleurait cette perte. Il vit dans la crainte du lendemain et avait quitté son travail. Une rose séchée, sur une pierre tombale aux inscriptions atrabilaires.

Palombra Odalie.
À la douce mémoire d'une mère, d'une épouse.
Doux sont les souvenirs qui ne se fanent jamais.


Dianna était à présent surprotégée par son père, elle ne pouvait que rarement se promener en ville depuis les événements survenue il y a maintenant 4 ans. Son père qui avait le souhait du meilleur pour sa fille engagea un précepteur qui avait pour mission de parfaire les qualités de la jeune fille de 14 ans, en matière de musique, littérature, peinture, mathématiques, grammaire, rhétorique, géographie, histoire. Il renonça bien vite à envoyer sa fille servir dans l'Abbaye de Comté-du-nord tant elle montrait peu de goût pour la Lumière depuis la mort de sa mère. Pour s'assurer de sa capacité à se défendre, son père la fit former aussi auprès d'un maître d'armes, ou elle apprit le maniement de l'épée, ainsi que l'art du combat à mains nues. Dianna était une apprentie très prometteuse, sa curiosité et son éveil faisaient d'elle un sujet intéressant, qui apprenait vite et bien. L'homme y voyait une future guerrière, et c'était dans cette optique qu'il aurait voulu l'accompagner jusqu'au bout, si son père ne l'avait pas renvoyé. Il était hors de question pour lui de voir sa fille se battre et risquer sa vie à travers les campagnes.

Dès sa plus tendre enfance, elle avait toujours écouté et avait toujours été très attentive aux préceptes qu'on lui inculquait. Éducation qui fut un succès. Qui fut tellement un succès, qu’il poussa la jeune Dianna à vouloir plus tard servir l'Alliance.


Délibération.

Dianna ne pouvait utiliser les armes pour se battre et servir l'Alliance, bien qu'elle put apprendre à manier l'épée avec vitesse et élégance. C'est donc tout naturellement qu'elle se tournait vers des études plus approfondies.

Elle entrait sans mal dans une école lui donnant accès à cette chance. Devenir magistrate, était son souhait d'avenir, et loin des rêveries de l'enfance, elle savait très bien que le chemin serait long et sinueux pour accéder à ce titre. Malheureusement, ces écoles regroupaient avant tout des jeunes gens aisés, il lui était difficile de trouver sa place n'étant pas de ce milieu. Les moqueries, les fourberies s'accumulaient contre elle. Il arrivait même parfois que certains professeurs l'utilisent comme tête à claques. Son père avait dépensé ses dernières provisions pour cet objectif, Dianna ne se voyait pas lui annoncer qu'elle quittait cette voie à cause des imbécillités de certains. Ensemble, ils avaient vécu un plus gros drame et rien à côté ne pouvait arriver à cette amplitude.

Rapidement, elle fit ses preuves et gagnait le respect des autres. Bien qu'il lui fallut 2 ans pour y arriver. De nombreuses années de solitude, parfois de pleur quand elle s'autorisait à craquer, ou des notes qui chutent. Puis quatre nouvelles années arrivaient, se faisant des amis et pouvant enfin étudier dans des circonstances plus agréables. Elle avait 23 ans et devait effectuer une formation, afin de lier la théorie à la pratique. Qui a pour objectif de permettre aux futurs magistrats, moyennant rémunération, d’avoir une vision globale de leur métier et d’être immédiatement opérationnels. C'est donc durant 31 mois, qu'elle devint l’assistante d'un juge, puis de la Chancellerie et enfin de l'administration de Comté-du-Lac.
Elle apprit à travailler rapidement, à être plus précises dans ses écrits et ses textes. Dianna diversifia ses connaissances générales. Mais surtout en apprit plus sur les citoyens, leurs façons de voir certaines choses entre les plaintes, les crimes, ou les lettres de remerciements. La femme qui n'avait eu que très peu l'occasion de se mêler à la population plus jeune, découvrait aussi la misère des autres, leurs besoins, leurs demandes. Mais aussi la joie des victimes, quand le procès se terminait et que la peine de mort du criminel, était statuée. Elle apprit aussi la méfiance et la vigilance, quand un homme tenta d'atteindre à la vie d'une autorité.

C'est avec les félicitations qu'elle reçut donc son certificat, ainsi que le titre d'édile, après 6 années d'études et 31 mois de pratique en formation. Ainsi que le droit d'exercer sous l'accord du gouvernement royal.


Constatation.

L'édile Odalie âgée de 27 ans, travaillait à présent au nom de l'Alliance, comme le voulaient ses désirs depuis fort longtemps.

C'est à Hurlevent qu'elle continuait de faire ses preuves. Elle était vue comme une femme de caractère, déterminée, qui a le sens des détails. Son travail était toujours correctement fait, sans coup bas ou sans vice. Cependant, sa vie sociale n'avançait pas, elle restait souvent seule, prit des airs fâchés et avait des difficultés à se lier avec les personnes qui travaillent avec elle. Il n'était pas rare de remarquer les chuchotements se faisant derrière son dos, simple moquerie ou préoccupation de ses collègues, difficile de le savoir.

Dianna se fit remarquer encore plus, lors de l'assassinat de son père qui semblait être au mauvais endroit et au mauvais moment. C'est avec une poigne de fer et hargne qu'elle fit en sorte de mettre hors d'état de nuire les deux meurtriers ainsi que le groupuscule qui en était lié et sévissait dans les ruelles de la cité blanche. Cette pendaison d'une dizaine de Défias, marquera le coup dans l'espoir qu'ils servent d'exemples aux autres. Seulement, la situation était vue d'un mauvais œil. Cette femme dérangea, par sa trop grande droiture, sans parler des répercussions suite à cet acte. Un congé lui sera proposé, sans aucun doute forcé.


De nos jours.

Dianna quitta Hurlevent pour se reposer et se retrouver. Elle se demandait encore comment une telle situation put lui échapper. Elle rejoignit les Carmines, plus exactement Comté-du-Lac. Il y a plusieurs années, cette région considérée comme un endroit calme et serein, lui avait laissé un bon souvenir. Même avec les incursions occasionnelles par les Orcs, c'est un excellent exemple de la façon dont cette zone était paisible avant la venue de la Horde et les grandes guerres. Une région idyllique de rivières tumultueuses, d'ormes imposants et d'élévations montantes.

Ce fut avec stupéfaction, qu'elle pouvait constater les changements, la reconstruction, l'augmentation de la population malgré les soucis internes et surtout externes. Sa présence n'était pas restée discrète. Il n'était pas difficile de reconnaître son nom et quand le magistrat Salomon put apprendre sa présence à son grand étonnement, il la fit convoquer. Une longue conversation naquit entre les deux, elle raconta son parcours depuis sa dernière venue alors qu'elle n'était encore qu'une assistante. Des éclats de rire quand elle parlait des excentriques de la cité blanche, parfois un lourd silence quand venait le sujet de ses parents. Mais surtout des quintes de toux, qui ne présageaient rien de bon. Celui-ci se confia, sur sa maladie, il avait atteint un âge important et il lui était plus difficile de s'en remettre rapidement, mais surtout de continuer à exercer ses fonctions dans ces conditions. Il avait passé une partie de sa vie à garder Comté-du-Lac à l'abri des orques et des gnolls, à protéger et aider les habitants. Il avait eu aussi des coups durs, comme les citoyens en colère contre son incapacité à faire face aux disparitions dont souffrait la région.

Venant réajuster son monocle dans une dernière quinte de toux, et d'une voix rauque, il proposa à l'édile Odalie de prendre sa place pour une courte durée, le temps de sa convalescence. Dianna était infligée quant à la situation et elle hésitait, préférant se retirer pour réfléchir à la question. Après une semaine, alors qu'elle remarquait l'homme s'épuiser à recevoir les habitants pour diverses doléances, elle donna une réponse positive. Cependant, pour récupérer ce pouvoir, elle devait être élue et acceptée. Plus encore, recevoir l'accord du gouvernement royal.

Après un long mois, de réflexion, et avoir corroboré sa place, ce fut en toute l'égalité qu'elle put rejoindre son rôle de magistrate de Comté-du-Lac, sous l’œil attentif de Salomon, n'hésitant pas parfois à lui donner des conseils.

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